Juin 2018 2018-06-17T08:31:22+00:00

Juin 2018

Goutte après goutte, l’eau finit par creuser le marbre.

Proverbe grec

AVERTISSEMENT : je ne suis pas une spécialiste ni une nutritionniste. L’information que je donne ici est sommaire et incomplète. Pour suivre une diète de ce genre, il faut en parler à son médecin et se renseigner à l’os.

Changement du nom de la page

Initialement, ma page s’intitulait Authentique de corps et d’esprit, car mon but premier était de contrer la honte de mon corps et de mes échecs. Je voulais arrêter de me cacher et j’ai opté pour l’authenticité complète. Au fil des mois, c’est devenu un acquis. Et je me suis demandé de quoi je voulais parler maintenant. Oui, toujours de mon cheminement, mais sous un autre angle. J’ai choisi de partager en particulier mon nouveau mode alimentaire, l’alimentation cétogène. Je ne suis pas une apôtre de ce mode alimentaire; je n’en suis qu’une adepte. Ce mode me convient à moi, mais convient-il aux autres? À eux de s’informer et de se faire une tête.

La page s’intitule maintenant Vivre sans glucides. Ça reflète mieux ce que je vis. Évidemment, je ne vis pas sans glucides totalement, car mon corps en a besoin. Mais quand on regarde en arrière et que l’on constate la quantité phénoménale de glucides que j’ingérais et ce que je mange aujourd’hui, ça peut paraître ainsi pour une personne qui ne connaît pas bien ce qu’est l’alimentation cétogène.

Pour la première fois de ma vie, je me sens bien, stable, satisfaite. Je n’ai pas l’impression de me punir, au contraire. Chaque fois que je vois que j’ai perdu du poids sans souffrir, je n’en reviens juste pas. J’avoue que je me pèse deux fois de suite au cas où ma balance (ou mes yeux) me jouerait des tours. C’est con, non?

Tout cela dit, j’espère que vous allez continuer d’aimer ce que je vous partage.

En passant, pour faciliter le repérage, j’ai mis sous le menu Vivre sans glucides, l’onglet Table des matières où je résume, mois par mois, ce dont j’ai parlé.

Mise à jour du mois

Au 16 juin, j’ai perdu 61 lb. Je suis à 14 lb de mon objectif. Cet objectif est souple, car ce n’est pas mon mental qui va dicter l’atteinte de cet objectif, mais bien mon corps. Mon mode de vie alimentaire en est un permanent, donc quand mon corps aura trouvé son point d’équilibre, il va arrêter de maigrir, ça je le sais et j’y suis préparée. Est-ce qu’il en décidera ainsi dans 10, 14 ou 20 lb? Je ne le sais pas, mais j’accepterai ce qu’il veut. Moi, l’important, c’est que je l’écoute, enfin.

En juin, j’ai fait à quelques reprises un jeûne intermittent (je vous en reparle en juillet), j’ai commencé à prendre des cafés gras (bullet proof coffee) le matin au lieu de mon traditionnel chocolat chaud gras, je me suis mise à manger un «Fat Bomb» en fin de journée – au besoin – et j’ai commencé à être plus active (aller au travail en vélo quand il fait beau). Tout est évolutif à mesure que j’apprends à sortir de ma tête et à écouter les besoins de mon corps. Rien n’est statique.

J’ai remarqué que mon humeur était beaucoup plus stable aussi, comme si j’avais maintenant la capacité de mieux gérer mes émotions. Évidemment, quand tu gères ton taux de sucre et que tu le maintiens stable, il y a beaucoup moins de montagnes russes émotionnelles. Je vis la même vie qu’avant, sauf que les choses ne m’affectent plus comme avant. Je me sens plus forte.

En somme, je récolte beaucoup et je suis heureuse de voir l’impact si positif qu’un changement de mode alimentaire peut avoir  dans ma vie.

Sur papier

Les stats du mois. Cette transformation, petit à petit, ne cesse de me surprendre. La citation au haut de la page résume bien mon parcours.

C’est quoi des «Fat Bombs»?

Des quoi? Des «Fat Bombs». Traduit littéralement, on pourrait appeler ça des «bombes de gras». C’est laid comme terme toutefois… Bref, ce sont des mini-collations très faibles en glucides et hyper élevées en lipides (ouais, du gras) et un peu de protéines. C’est comme de petits desserts qui sont comme de petites bombes d’énergie.

Au début, quand je lisais sur l’alimentation cétogène, je constatais qu’on en parlait partout. On les vantait, car ça permettait d’aller chercher les lipides nécessaires. Pendant des mois, je ne voyais pas l’utilité, car je n’ai jamais eu de problème à atteindre la quantité de gras requis. Je voulais aussi éviter de prendre des aliments qui risquaient, selon moi, de me causer des fringales de sucre (même s’il n’y en a pas), vu que ce sont de petits desserts.

Puis, avec le beau temps, est venu l’envie de faire un peu plus de sport. J’ai opté pour aller au bureau en vélo. Bon, j’hais ça le vélo, mais je me suis dit que ce serait une façon de faire du sport le jour, au lieu d’attendre au soir. J’allais joindre l’utile à l’agréable. Rapidement, je me suis rendue compte que l’aller se passait bien. Je venais de déjeuner, j’étais pleine d’énergie. Mais le soir. Ouf. J’étais vidée avant même de monter en selle. Et le retour se fait sur un faux plat qui semble s’éterniser. Je me suis vite rendu compte que non seulement j’étais épuisée à mon arrivée à la maison, mais que la fatigue ne me quittait pas, même après avoir soupé.

Les astres sont parfois si bien alignés… J’étais chez une amie qui met en pratique une version moins stricte que moi de l’alimentation cétogène. Elle m’a montré un livre de recettes de «Fat Bombs». Il y en avait pour tous les goûts : certaines étaient des collations congelées (les boules au mocha congelées sont à mourir), d’autres utilisaient des herbes et des légumes, d’autres du fromage, d’autres des noix. En résumé, il y en avait pour tous les goûts. J’ai acheté le livre et j’en ai faites. Il restait à les manger. Mais quand?

Je me suis mise à réfléchir et je me suis dit que je pourrais essayer ça en fin de journée quand je suis vannée, pour voir.

Wow, quelle différence cela a eu dans ma journée! Quand la faim de fin de journée de travail se fait sentir et que je me sens fatiguée, j’en prends une, et tout se calme. Et j’ai vu l’impact que cela a quand je retourne à la maison en vélo. J’ai de l’énergie et de l’endurance, et le soir, je ne me sens pas vidée complètement. C’est tout simplement fantastique. Je n’en prends pas tous les jours (j’ai encore la crainte que ça déclenche quelque chose en moi, et je ne veux pas créer une habitude), seulement les jours où j’ai eu une grosse journée ou lorsque j’utilise mon vélo sur un estomac vide.

Ce mois-ci, je vous fais découvrir le livre que j’ai acheté. Malheureusement, il n’est qu’en anglais. Je n’en ai pas trouvé en français, mais c’est assez facile comme recettes.

Une belle découverte ce mois-ci! Merci JB!

Livre de recette pour les «Fat Bombs»

Sweet and Savory Fat Bombs– Martina Slajerova

ÉTATS-UNIS

Commentaire : Je ne croyais pas avoir besoin de ces boules de lipides, mais je me suis vite rendue compte qu’après une journée de travail, affamée, je n’avais juste plus d’énergie pour enfourcher mon vélo. Maintenant, grâce à ces Fat Bombs, j’ai ce qu’il faut pour faire un effort physique. J’en enfile une juste avant de prendre le vélo et je suis top shape. J’adore. Attention : à consommer avec modération (je n’en prends qu’une lorsque j’ai faim et que je dois faire un effort physique ou encore s’il faut que j’attende encore pas mal de temps avant le repas). Il y en a pour tous les goûts dans ce livre. Je vous le recommande!

Des conseils sur le fly

Les gens recherchent la recette miracle… en vain

Je suis abonnée à différentes pages Facebook où les gens partagent leurs expériences et posent des questions. C’est hallucinant de voir combien de personnes sont mal informées ou consomment de l’information sans la vérifier ou n’adoptent qu’un point de vue sans s’ouvrir à celui des autres. C’est hallucinant de voir que les gens ne cherchent avant tout qu’une façon de perdre RAPIDEMENT et FACILEMENT le poids accumulés au fil des ans. C’est hallucinant de constater que les gens cherchent la recette miracle et ainsi s’exposent à beaucoup d’insatisfaction.

Et j’étais exactement ce genre de personne il n’y a pas longtemps.

Cela a changé le jour où j’ai abdiqué, où j’ai accepté que si je voulais changer quelque chose dans ma vie il fallait que je change ma façon de voir les choses et que j’accepte de donner enfin à mon corps non seulement ce dont il a besoin pour fonctionner mais aussi de lui donner du respect. Oui, du respect. Accepter que ça prenne du temps pour perdre du poids. Accepter de l’alimenter selon ses besoins et non juste selon ce que j’aimerais manger (poutine et compagnie). Accepter que ça prend un minimum d’investissement, de temps, de persévérance, d’écoute et d’amour pour faire un virage pour le mieux. Le respect exige aussi d’arrêter de maudire son corps, de détester ses bourrelets, d’en avoir honte. C’est l’accepter dans son imperfection, imperfection qui n’est pas de sa faute, car rappelons-le, il était top shape au début, jusqu’à ce qu’on commence à le maltraiter et à en abuser. Ce fut un très, très long parcours pour moi, et ce n’est pas fini. C’est un chemin à vie.

L’autre jour, une femme écrivait dans un des groupes que je suis qu’elle venait de découvrir l’alimentation cétogène, avait pris quelques infos ici et là et voulait qu’on lui dise quoi faire. D’abord, moi quand quelqu’un arrive sans avoir fait ses devoirs et veut qu’on les fasse à sa place, ça m’énerve big time. J’ai donc pris une bonne respiration et je me suis demandée quel serait le meilleur conseil que je pourrais donner cette personne qui était comme moi il n’y a pas si longtemps. Je lui ai simplement répondu : «Écoute ton corps, informe-toi comme il faut, pis relaxe». C’est en marchant qu’on commence à s’entraîner, pas en courant un marathon.

Il n’y a aucune recette miracle dans la vie. C’est poche, ça brise nos rêves «conte de fée», mais c’est comme ça.

Ciao, bye les glucides!

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