Avril 2018 2018-06-12T23:05:55+00:00

Avril 2018

 

 

 

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas les faire,

c’est parce que nous n’osons pas les faire qu’elles sont difficiles.

Sénèque

Voici la mise à jour

Le mois dernier, je vous parlais du fait que pendant une semaine à Cuba, je suis retournée à une alimentation haute en glucides (pas volontairement, mais bon, vous pouvez aller voir la mise à jour de mars pour savoir pourquoi). Le retour a été brutal pour deux raisons : 1) en moins de 5 heures, je suis passée d’avoir les pieds dans le sable à avoir les pieds dans la neige… et 2) en reprenant mon alimentation cétogène, je me suis mise à me sentir tout croche et malade… J’aurais dû m’en douter, et je vous explique pourquoi.

La période merdique…

Quand on amorce un changement d’alimentation où on délaisse les glucides, le corps capote. Quand j’ai adopté à fond ce nouveau mode alimentaire, j’ai été pendant au moins deux semaines à me sentir comme de la merde. J’avais des brûlements d’estomac, mal à la tête, la nausée et de la constipation.

J’avais suffisamment lu pour savoir que ce phénomène est normal, mais il n’en était pas moins désagréable. Les anglophones appellent ça le ‘keto flu’ (la grippe cétogène). On se sent mal. Pourquoi est-ce normal?  Parce que le corps utilise habituellement les glucides comme source d’énergie, le cerveau en particulier. Et là, tout d’un coup, on lui coupe ça. Bang! Il capote. Le cerveau est en privation (d’où les maux de tête et le brouillard), et il ira chercher ses glucides où il peut les trouver (notamment dans les muscles). Il fonctionne sur un réservoir pas mal vide et réagit. Il doit s’adapter et chercher une nouvelle source d’énergie. Dans ce cas-ci, c’est le gras, mais avant que tout ça fonctionne, il est en transition. Il importe de savoir, en passant, que ce n’est pas tout le monde qui se sent ainsi. Certaines personnes n’ont aucun de ces symptômes alors que d’autres l’ont pendant quelques jours et d’autres (comme moi) quelques semaines. Dans Perdre du poids en mangeant gras (Dre Évelyne Bourdua-Roy et Josey Arsenault), on parle de cette période d’adaptation et on donne quelques conseils pour faciliter cette transition.

Toujours est-il qu’en revenant de Cuba, j’étais retournée en mode essence-glucides. Et en revenant à mon mode cétogène, eh bien j’ai encore surpris mon corps… Et il n’a pas aimé ça. J’ai donc eu de nouveau tous les symptômes de cette période de transition. Je me sentais comme de la merde. J’en ai eu pour 4 jours. J’ai recommencé à mesurer mon taux de sucre dans le sang, le matin. Quand mon corps fonctionne avec le gras, mes résultats varient entre 4.1 et 4.4 mmol/L. Au retour de Cuba, j’étais à 5.8 mmol/L. Ouch. Et j’ai vu mon taux de sucre descendre au fil de ces 4 jours pour revenir à ‘ma’ normale. En  même temps que mon taux de sucre baissait, mes symptômes de transition s’amenuisaient. Je voyais le lien direct. Le matin où je me suis levée sans malaise quelconque, je savais que mon taux de sucre était ok.

J’aurais dû aller lire de nouveau les conseils qu’on donne pour alléger les symptômes et accélérer le retour à l’utilisation du carburant ‘gras’. On conseille de boire BEAUCOUP d’eau, d’augmenter son taux de sodium, de manger à sa faim et d’augmenter considérablement son apport en gras (même au-delà de la ‘normale cétogène’) pendant les premiers jours. J’aurais moins souffert, mais en même temps, je savais ce que je vivais. Contrairement à tous les autres «régimes», on sent la différence quand on passe d’une façon de s’alimenter à une autre. Et c’est là que je me suis dit que j’éviterais autant que possible de faire vivre de telles transitions à mon corps dans l’avenir. Un bel incitatif pour respecter mon corps.

Alors, si vous pensez adopter une alimentation cétogène, ne paniquez pas si vous vous sentez malade dans les premiers temps. C’est normal, votre corps doit s’adapter pour assurer votre survie. C’est TEMPORAIRE.

Et sachez qu’il n’est pas nécessaire d’être plus catholique que le pape, côté alimentation, quand on choisit un mode cétogène. Dans les premières semaines, oui, il faut être très discipliné et rigoureux pour amener le corps à faire pleinement la transition. Cependant, une fois le corps adapté, plusieurs proposent des modes alternatifs, c’est-à-dire que l’on peut opter pour un niveau un peu plus élevé de glucides dans l’alimentation tout en poursuivant son chemin, ce qui permet un peu plus de souplesse pour ceux et celles qui en ont besoin.

Ce qu’en pense mon médecin…

J’ai vu mon médecin pour mon rendez-vous annuel, à la fin février.

Je lui ai expliqué craintivement que je voulais tout vérifier pour voir si j’étais en carence, si mon foie tenait le coup (je n’ai plus de vésicule biliaire et je me demande si mon foie n’est pas dans le trouble avec cet apport élevé en graisses), etc. Je craignais sa réaction, car plusieurs médecins s’insurgent contre le mode alimentaire cétogène, certains disent même que c’est la mort…

Quand je lui ai dit, il m’a regardé et a sorti une petite feuille qui traînait sur son bureau. Il me l’a montrée. Elle était remplie de petits dessins illustrant quelque chose d’incompréhensible pour  moi, puis il me l’a expliqué. Il m’a d’abord dit avoir lu beaucoup sur le sujet. En plus d’être omnipraticien, mon médecin a un PhD en biologie, donc on sait qu’il comprend bien le fonctionnement du corps humain. Et c’est là qu’il m’a dit qu’il trouve que cette approche est pleine de sens pour lui. Il est en accord avec cette façon de s’alimenter. Il m’a même dit que si je mange varié, il ne peut y avoir aucune carence. Même en adoptant l’approche la plus stricte des principes d’alimentation cétogène, ça ne mettait pas le corps en danger, ni le cerveau, car on conserve quand même l’apport minimal prescrit en glucides pour combler les besoins du corps. Selon lui, on vit dans une société où on se bourre tellement de glucides que le fait de les restreindre beaucoup fait peur aux gens, sans raison. Évidemment, des conditions physiques particulières pourraient ne pas convenir à ce type d’alimentation (je ne sais pas lesquelles, car je ne suis pas médecin), mais dans la vaste majorité des cas, c’est tout à fait convenable. Bref, j’étais soulagée, car vu que j’ai confiance en mon médecin, s’il m’avait dit d’abandonner ce mode, je crois que je l’aurais fait… après avoir rencontré une nutritionniste qui connaît ce régime pour avoir son opinion aussi. Mais au contraire, il m’encourage à poursuivre. Bien contente.

Cela dit, j’ai fait faire mon bilan sanguin et à mon prochain rendez-vous plus tard en avril, on pourra avoir des données à comparer avec mes examens sanguins faits il y a une couple d’années. Je vous reviendrai avec ça en mai.

La mise à jour sur vidéo

Pas de vidéo ce mois-ci. Néanmoins, voici une petite réflexion que j’ai eue en voyage.

Quand on parle de perte de poids, ça se fait souvent dans l’un des deux états d’esprit suivants :

  • On amorce un changement alimentaire pour perdre du poids GRADUELLEMENT, se guérir et s’assurer une meilleure santé. Dans ce cas, on est souvent ouvert à un changement progressif et permanent quoique parfois plus lent.
  • On amorce un changement alimentaire pour perdre du poids RAPIDEMENT. Point. Si la méthode utilisée ne donne pas des résultats importants et immédiats, on en cherche une autre, pis vite! Si on ne perd pas une semaine, c’est le désespoir.

Ce deuxième état d’esprit est prévalent chez les gens qui ont du poids à perdre. Et c’est dommage, car on passe souvent à côté des immenses bienfaits sur la santé d’une perte de poids graduelle et saine dans le respect de son corps, de son mode de vie, de sa personnalité, de ses goûts. J’avoue que je dois me parler quand mon corps prend un petit break… mais j’y arrive en me concentrant sur la façon dont je me sens, les progrès réalisés, les bienfaits ressentis, et mon obsession avec la «vitesse» passe. Voici un petit article du blog dans lequel je parle de l’approche que j’ai suivie jusqu’à maintenant.

Sur papier

Ça continue de progresser. Petit train va loin.

Des conseils sur le fly

  • Tout changement que l’on veut apporter dans notre vie exige que nous ayons le maximum d’information avant de se lancer tête baissée dans  un changement important. Ça s’applique parfaitement et surtout dans le cas d’un changement alimentaire. Avez-vous remarqué que toute étude scientifique ou toute opinion a TOUJOURS son contraire? C’est la même chose pour le régime cétogène. Certains crient au miracle, d’autres à l’abomination. Que faire alors? Il faut S’INFORMER amplement. Je savais que c’était bon de réduire le sucre. Ça, tout le monde s’entend là-dessus. Mais quand j’ai poussé mes lectures, j’ai découvert le régime cétogène. Et j’ai lu, lu, lu et lu. Ah, mais c’est bien beau d’avoir plein d’infos, mais on ne sait jamais ce qui se cache derrière tout ça. Il y a beaucoup de manipulation et de désinformation, mais comment faire le tri? En se basant sur SA PROPRE EXPÉRIENCE, la CONNAISSANCE DE SON PROPRE CORPS, ses GOÛTS, son MODE DE VIE PERSONNEL et son INTUITION PROFONDE. Je les ai tous faits les régimes, et comme je me tue à le dire, ils fonctionnent tous! Cependant, où ça ne fonctionne pas toujours pour moi, c’est «l’après perte de poids», le maintien. Comment maintenir un mode de vie alimentaire qui me convient? C’est cette question que je me pose depuis un certain temps. Est-ce que je me vois vivre ainsi une fois les résultats atteints? Si oui, peut-être est-ce une bonne voie pour moi. Eh bien, moi je me vois continuer de manger des mets qui goûtent quelque chose tout en me permettant de vivre normalement.
  • J’ai découvert un site très intéressant qui répond à bon nombre de questions. Malheureusement, il est en anglais, mais si vous avez une base en anglais, vous pouvez vous débrouiller. Il y a des recettes, mais surtout plein d’information. www.dietdoctor.com

Mon conseil du mois en quelques mots : informez-vous, écoutez-vous et ayez le courage de suivre VOTRE voie (qu’elle soit cétogène ou non voyons)!!

Ciao, bye les glucides !

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